Minoteries

Normandie, des moulins à vent du Cotentin aux gîtes

Perché sur les hauteurs de Fierville-les-Mines, le moulin à vent du Cotentin tourne encore. Érigé en 1744, sa toiture pivote à 360° pour se présenter au vent — une prouesse d’ingénierie que la Normandie a su préserver entre bocage et littoral.

Moulin à vent de Fierville-les-Mines (Manche)

Photo : Morburre — Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Un pays de moulins à vent

La Manche et le Calvados ont longtemps été parsemés de moulins à vent, dressés sur les crêtes où souffle le vent d’ouest. Le moulin à vent du Cotentin, à quelques minutes de Port-Bail-sur-Mer sur la Côte des Isles, est l’un des rares encore en activité : visites guidées, démonstrations du travail du meunier, fabrication de farine. Il a pourtant dû s’incliner face aux minoteries modernes en 1848, avant une restauration qui l’a remis au vent.

Un patrimoine vivant et restauré

La restauration continue : le moulin de Mobecq (La Haye, Manche), fraîchement rénové, a représenté la Normandie au Prix national de la construction bois. La meunerie normande ne se visite pas seulement : elle se reconstruit.

De la meule au gîte

La Normandie illustre aussi la reconversion : la Minoterie de Saint-James, un moulin à eau de 1870 entièrement rénové en 2018, est aujourd’hui un gîte de groupe de 14 à 18 lits, à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel. Le bruit de l’eau est resté ; les meules, elles, ont laissé place aux tables.

Pour aller plus loin

Sources

Questions fréquentes

Quel est le moulin à vent le plus connu du Cotentin ?

Le moulin à vent du Cotentin, à Fierville-les-Mines (Manche), érigé en 1744. Sa toiture pivote à 360° pour capter le vent ; il a dû s'incliner face aux minoteries modernes en 1848, avant d'être restauré.

Existe-t-il des minoteries reconverties en gîtes en Normandie ?

Oui. La Minoterie de Saint-James, un moulin à eau de 1870 rénové en 2018, accueille de 14 à 18 personnes à quelques kilomètres du Mont-Saint-Michel.

Pourquoi les moulins du Cotentin ont-ils décliné ?

Comme partout, la concurrence des minoteries industrielles au XIXe siècle a condamné les petits moulins à vent, dont beaucoup ont cessé de tourner au milieu du XIXe siècle.